Numérique : les distributions et logiciels libres permettent de faire des économies

Si l’aspect économique n’est pas le seul point qui motive une personne à « passer au libre », il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, le recours aux distributions et logiciels libres constitue une alternative crédible que l’on soit un simple usager ou un utilisateur expérimenté.

À l’heure où les restrictions économiques se font plus importantes tout comme la prise de de conscience écologique se fait plus forte, il est cohérent de préférer les distributions et logiciels libres.

1. Votre vieil ordinateur pourra tourner longtemps avec une distribution Linux

Si les dernières distributions Linux peuvent se montrer plus gourmandes en ressources, nous avons ici un ordinateur de 2007 qui tourne sans souci avec la dernière version d’Ubuntu (22.04).

Au demeurant, si vous avez un vieil ordinateur portable (ou fixe) qui montre des signes de fatigue, vous pourrez installer une version légère qui lui donnera un second souffle. Ici nous avons installé Linux Mint sur un vieux portable. Pour voir la procédure, c’est ici !

Voir par exemple les propositions faites par les Site Geek ou Mato.Web ou encore le Journal du FreeNaute

Utiliser une distribution libre permet de faire durer son matériel beaucoup plus longtemps.

2. Les mises à jour sous Linux ne ralentissent pas votre machine

Nous avons tous connu ces mises à jour pénibles sous Windows : elles ralentissent la machine, on ne sait pas toujours ce qu’il se passe, on perd parfois la bonne configuration de périphériques…

Windows fonctionne pratiquement sur le principe de l’obsolescence programmée et vous impose une panoplie d’outils souvent lourds. Au fil des mises à jour, la machine ralentit. C’est à tel point que de nombreux usagers changent d’ordinateur au bout de trois ou cinq ans non pas que la machine ne fonctionnerait plus en tant que telle, mais parce que la machine est lente à se lancer, les applications mettent du temps à s’ouvrir etc.

En remplaçant Windows 10 par Linux Mint, j’ai retrouvé un portable rapide. Les mises à jour transparentes, n’affectent aucunement le fonctionnement de la machine.

3. Avec le libre on part des besoins que vous avez et non d’une offre pléthorique de logiciels payants dont vous n’utiliserez que peu de fonctionnalités.

De quoi ai-je vraiment besoin ? Pour quoi faire ?

Selon que l’on soit étudiant, enseignant ou retraité nous n’aurons pas besoin des mêmes outils.

Une distribution Linux est installée avec une panoplie de logiciels qui au demeurant ressemblent beaucoup à ce qui est proposé par les distributions payantes. Nombre d’usagers d’Excel sous Windows, utiliseront moins de 10% des fonctionnalités proposées (ce qui peut être dommage d’ailleurs car certaines faciliteraient la vie). Mais pourquoi payer pour des fonctionnalités qui ne seront jamais utilisées ?

Les distributions libres proposent un premier catalogue d’applications pré-installées, que vous pourrez enrichir au fur et à mesure de vos besoins soit par d’autres applications, soit par des extensions. Par exemple sous Libre Office Writer (traitement de textes), j’utilise une extension de correction Grammalecte, très intéressante.

4. Le libre est compatible

Aujourd’hui, notamment avec les dernières versions de Libre Office, vous pourrez lire tout fichier venant de Microsoft, produire des documents compatibles avec Word. Il n’y a plus de distorsions de mise en forme. Vous pourrez aussi par exemple produire des .pdf

La dernière version de Libre Office permet la même chose entre les fichiers Power-Point de Microsoft et Impress de Libre Office. On ne produit pas forcément l’ensemble des effets mais il n’y a pas d’obstacle à la lecture… L’interopérabilité ne pose pas de souci.

Il en va de même pour la lecture du courrier électronique, des fichiers sons ou des vidéos. Si les formats varient et sont nombreux, il existe toujours une réponse facile permettant de lire ou d’encoder dans le bon format.

5. Le libre n’est pas forcément gratuit

Fruit d’un travail collaboratif, le logiciel libre et « open source » n’est pas pour autant gratuit en termes de production. Il doit trouver différentes sources de financement, ne serait-ce que par le don ou le soutien extérieur ( y compris de géants du Web qui y trouvent leur compte). Néanmoins, les ressources gratuites proposées par le monde du libre sont conséquentes et « les magasins » d’applications riches.

6. Il y a moins de problèmes de sécurité

Il existe des virus qui se développent sous Linux mais ils sont plus rares. On peut installer un antivirus. Il existe là aussi des versions gratuites. Je n’ai depuis 2015 rencontré aucun problème de sécurité sur trois machines.

Lorsqu’il y a des soucis, les développeurs les corrigent plus rapidement.

Bien entendu, il faut comme pour toute distribution protéger ses données, utiliser des mots de passe forts etc.

J’ai toutefois rencontré bien moins de soucis que sous distribution Windows.

7. On peut investir sur du matériel neuf pré-équipé sous Linux

Contrairement à une idée reçue, les distributions libres ne concernent pas que le « recyclage » de vieux ordinateurs. Si la majorité des commerçants imposent Apple ou Microsoft, on peut faire le choix d’une machine puissante faite pour durée et équipée sous Linux.

Voici le récit d’une expérience tout à fait bénéfique ! Donc, si besoin d’un nouveau matériel, rien ne m’oblige à passer par les géants du Web.

8. Il faut dédramatiser le passage au libre

Il continue de s’entretenir une petite musique laissant à penser que le libre serait moins efficace ou plus complexe. C’était vrai il y a peut-être 15 ans. Aujourd’hui c’est vraiment simple. Tant à l’installation qu’à l’usage.

Paradoxalement, un certain nombre « d’experts » du libre qui voudraient rester un « happy-few » ou craignent peut-être un dévoiement ou une perte d’âme, ne favorisent pas le développement du libre.

9. Avec le libre, on est plus acteur que consommateur

La logique du logiciel libre, même si on reste un « simple usager », invite à penser ses usages. Que veux-je faire, avec quel matériel ? Quels sont mes réels besoins ? Quel est l’impact de tel ou tel choix tant du point de vue écologique que du respect de mes données personnelles par exemple.

Bien entendu, choisir le libre, c’est en quelque sorte faire part de ses préférences pour un modèle économique plutôt qu’un autre. Logique de compétition ou de coopération ? Transparence ou secret (du code notamment) ?

Choisir le libre, c’est aussi en partie, faire le choix de l’esprit critique, de la discussion… J’en veux pour preuve les discussions passionnées des spécialistes. Ces débats peuvent parfois faire peur aux débutants…

10 L’essayer c’est l’adopter

Il est toujours possible de se contenter d’essayer progressivement des logiciels libres comme la suite Libre Office sur une distribution qui ne l’est pas.

On peut installer une distribution « Linux » à côté d’une distribution « Windows » et passer de l’une à l’autre…

Tout cela peut se faire avec progressivité, souplesse, il n’y a pas de dogme. À titre personnel, sur les trois machines de la maison, il n’y a plus que des distributions Linux et je n’ai jamais plus été bloqué dans mes besoins. Si je peux regarder avec curiosité à quoi ressemble Windows 11 ou le dernier Apple Mac, je n’éprouve aucun « manque » ni envie de me tourner de nouveau vers ces distributions alors que mes besoins sont répondus par ailleurs…