Les grands mystères des extensions et du réglage fin du cache

En travaillant sur la mise à jour de deux sites sous WordPress j’ai pu mesurer la complexité à la fois des réglages de certaines extensions et surtout l’impact de leurs interactions entre elles et avec le CMS. C’est notable avec la gestion du cache. Cela plaide en la faveur de sites Full Site Editing à terme sans extensions ou avec peu … ce qui impliquera d’aller vers des sites de plus en plus uniformes ou alors d’y passer beaucoup de temps pour en affiner la présentation…

Deux sites, un même thème, quasiment les mêmes extensions et réglages… ne réagissent pas du tout de la même façon…

Soit deux sites avec Astra Pro. Pas forcément fan d’Astra à la base mais il faut avouer que c’est très rapide et la version pro apporte des fonctionnalités non négligeables (dont la gestion des menus). J’utilise Gutenberg, je trouve Élementor trop limité en version gratuite…

Astra permet de prendre appui facilement sur des « templates » (des modèles pré-construits) dont on peut s’inspirer pour mettre en forme un site… Je travaille toujours sur des clones ou sites en « préproduction » pour éviter la casse en direct.

J’ai appris à désactiver les extensions JetPack et Lite Speed Cache quand je travaille en pré-production car ça semble plus aisé à gérer et évite notamment de perturber JetPack qui n’aime pas voir le même site en double…

Ayant observé un récent dysfonctionnement sur le menu pour mobile de l’un des sites, j’ai commencé à accuser JetPack avec lequel j’avais déjà eu des soucis pour découvrir que la difficulté venait d’un paramétrage du cache avec l’extension LiteSpeed Cache. Cette difficulté ne s’était jamais présentée.

Fouillant un peu sur Internet, je découvre qu’il est conseillé pour résoudre mon problème de menu sous mobile d’activer le paramètre « cache mobile ».

Miracle sur le site A ! Ça fonctionne a priori très bien et les performances sont excellentes.

Toutefois, j’avais lu qu’il n’était pas conseillé d’activer cette fonction… mais me disant que les conditions étant identiques ce serait peut-être « bon » pour le site B, je fais pareil. Patatras ! Au bout de quelques minutes, voici la page d’accueil du site B dézinguée.

Donc re-re modification et réparation… a priori ça fonctionne …

On voit que le changement d’un seul paramètre peut avoir de lourdes conséquences

Alors oui, j’entends bien en tant qu’ autodidacte au fonctionnement empirique qu’un seul paramètre peut jouer…

Ce que j’ai plus de mal à comprendre c’est pourquoi des conditions assez proches ne donnent pas le même résultat. Effet du seul « template » ?

Je note aussi que LiteSpeed Cache n’a pas été mise à jour depuis trois mois… soit depuis l’arrivée de WordPress 6 !

Il est aussi étonnant de voir que des réglages antérieurs qui fonctionnaient avec un thème ne fonctionnent plus avec un autre… mais je sais qu’il est difficile d’identifier les interactions entre les différentes extensions et leurs versions.

Il manque une fonction pour revenir aux réglages par défaut de LiteSpeed Cache

L’extension LiteSpeed Cache est réputée . On trouve de nombreux conseils sur Internet pour configurer les paramètres. Certains sont contradictoires entre eux d’autres elliptiques ou au contraire hyper techniques mais j’ai assez bien réussi avec les conseils de WPFormation.

Il faut rappeler que cette gestion du cache avec LiteSpeed Cache n’est rendue possible que chez certains hébergeurs comme 02Switch. J’ai noté qu’en cas de soucis, désactiver ou même enlever et réinstaller l’extension la repositionnait dans les paramètres antérieurs. Il manque une possibilité de réactiver les réglages par défaut (ou je ne l’ai pas trouvée) et peut-être une aide au paramétrage qui ferait que selon les autres conditions il ne serait pas possible de modifier certains paramètres…

Sûrement faudrait-il savoir nettoyer ses bases de données. J’ai tenté à une époque mais … pas si simple que ça…

Vers des sites légers sans extension pour limiter ces problèmes

Si j’ai compris l’évolution à venir du CMS WordPress 6.0, on ira vers des sites sans extensions, avec petit à petit moins de thèmes préfabriqués et plus d’intervention directe de l’utilisateur sur les blocs.

Cela n’est pas si simple d’autant qu’à la bonne identification des blocs s’ajoute la nécessité d’une bonne dextérité. (Les menus sous WordPress 6 avec Twenty-Twenty Two sont compliqués à configurer à la souris..).

Conclusion provisoire

On apprend beaucoup en faisant. Être autodidacte est souvent une façon de rentrer assez vite dans le vif du sujet mais parfois on se prend les pieds dans des détails ou l’on n’identifie pas toujours les causes des problèmes en raison d’une approche par trop empirique.

Il faut aussi souvent se rappeler que « le mieux peut-être l’ennemi du bien » et que les équilibres sont fragiles. On voit bien que tout cela relève parfois du « château de cartes ».