Le témoignage de Zébulon 1er en personne !

Numérilibre a sollicité le témoignage de ses lectrices et lecteurs déjà utilisateurs du libre via une enquête en ligne. L’idée est d’éclairer celles et ceux qui voudraient suivre leur exemple.

Une première synthèse est parue il y a quelques jours, d’autres témoignages nous parviennent, nous les partageons au fil de l’eau en remerciant celles et ceux qui ont bien voulu apporter leur contribution.

Utilisez-vous des logiciels libres ? Lesquels principalement et depuis combien de temps ?

J’ai commencé sur ZX-81 (1982-1983), puis Oric-1 (1984-1986), puis Amiga (500/WB 1.2 & 1.3 puis 2000/WB 1.3, 2.1 et 3.1 — 1988-2000).

J’utilise actuellement des logiciels libres, oui, de manière quasi-exclusive.

Et ce, depuis 2002 ou 2003, année de mon 1er PC.

Pour les logiciels :

– sur Amiga : povray, format image PNG, Geek Gadgets (portage des outils GNU)

– sur PC/Linux :

– MATE (bureau préféré),

– Open Office, dorénavant Libre Office,

– gedit (GNOME), dorénavant pluma (chez MATE), gucharmap (table de caractères)

– bash,

– povray (version patchée avec mandelbulb),

– gcc, clang (surtout pour du C : grosse participation à LeBiniou (biniou.net)).

– Meld,

– Kdenlive, MediaInfo (GUI et ligne de commande — connu sous Windows XP), MKVToolnixGUI, ffmpeg (<3<3<3)

– MPV (que je préfère à VLC, trop usine à gaz à mon goût),

– TOR Browser, Firefox, Epiphany,

– HexChat, Transmission,

– Gnome commander (disparu de Debian), Tux commander (remplaçant), xfe (que je vais tester)

– Pulse Audio, Audacious, Audacity, Picard (Music Brainz), SoundConverter (gnome), SoX, …

– …

J’ai plutôt fait de la programmation, pour générer du son, de l’image, etc.

Actuellement, je fais surtout de l’édition vidéo et, ou audio.

Utilisez-vous une distribution Linux ? Laquelle et depuis combien d’années ?

J’ai d’abord connu Linux chez un ami (l’auteur de LeBiniou) qui n’habitait pas loin, à la fin des années 90 et qui utilisait Slackware. Moi, j’étais encore sur Amiga. J’ai assez vite trouvé mes repères.

J’ai utilisé plusieurs distro, depuis 2003, lors de l’acquisition de mon 1er PC : RedHat, Mandrake. Il y a eu un break de quelques années, ensuite. Puis (mais quand, exactement ?) je suis revenu vers Linux pour une Debian (version 4.x ou 5.x, je crois), puis Ubuntu quelques temps.

En 2012-2013, dans un EPN (Espace Publique Numérique) situé dans le Centre Socioculturel de ma ville, j’ai utilisé Mint qui était installé en dual-boot sur les machines avec des Windows 7. Moi, je suis revenu sur Debian, à cette époque, lassé par les directions prises par Ubuntu, comme leur « ppa: » et autres choses qui ne me plaisaient pas trop.

Aujourd’hui, j’ai 2 machines : un desktop, un laptop. Tous deux sous Debian « bullseye » 11, avec MATE comme bureau préféré.

J’ai aussi un GhostBSD dans une machine virtuelle, et mon vieux Windows XP dans une autre (juste pour 2 logiciels pas encore sous Linux, comme Jeskola Buzz ou Reason, par ex, n’étant pas vraiment fan de WINE).

Vous avez effectué ce passage vers le libre

en mêlant un peu différentes approches

L’appropriation des logiciels libres a demandé

peu d’efforts et est restée simple

A ce jour

vous utilisez des logiciels libres et non libres

Comment pourriez-vous décrire votre « transition » vers le libre, ce qu’elle a changé pour vous ?

La transition vers le libre n’a pas été très difficile pour moi. L’Amiga, pourtant machine propriétaire, mais très « ouverte » et à l’OS inspiré de BSD (paraitraît-il) m’a permis de m’y retrouver assez vite, une fois à utiliser Linux.

Le changement a été qu’une logithèque d’une taille incroyable s’offrait à moi. Il y avait tout ce que je pouvais espérer pour laisser libre cours à mon imagination et à la création. Et ce, bien encore plus facilement que sur Amiga, machine pourtant déjà énormément fournie en logiciels gratuits mais pas souvent open-source.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui voudrait passer dans l’univers du libre ?

Premièrement, pour une transition plus facile, préférer une installation dual-boot, afin de conserver le choix entre l’OS d’origine et la distribution Linux qui aura été installée.

Pour mieux choisir la distribution, utiliser des versions « Live » qu’on installe sur CDROM/DVDROM ou clé USB. En tester plusieurs dans le but de trouver celle qui correspondra le mieux aux besoins. Tester aussi plusieurs types de bureaux (mate, cinnamon, enlightment, lxde, xfce, …) car c’est plus souvent ce dernier qui déterminera le choix final. À savoir, presque toutes les distributions proposent tous (ou presque) les bureaux existants. On peut donc tout à fait choisir une distribution X, mais qui utilisera le bureau Y.

Préférer choisir une distribution qui est bien maintenue, plutôt qu’une qui pourrait disparaître assez rapidement. À savoir :

– Slackware : la plus ancienne, mais qui demande une bonne connaissance de Linux, car les dépendances entre les paquets ne sont pas automatisées.

– Debian : une des plus utilisées, mais qui peut rebuter les novices, parce qu’elle demande parfois quelques connaissances un peu pointues pour son paramétrage.

– Ubuntu : dérivée de Debian, apporte en interfaces graphiques ce qui manque à Debian et est alors plus adaptée aux novices. Mais les choix de Canonical (les créateurs d’Ubuntu) peuvent être contraignant, occasionnellement et « propose également des applications payantes » (sic !).

– Mint : dérivée d’Ubuntu. Version expurgée de Canonical où ne sont proposées que des applications libres.

Ubuntu ou Mint ? → https://astuce-pc.com/ubuntu-vs-mint-lequel-est-le-meilleur/ (par ex)

D’autres éléments que vous souhaiteriez apporter sur ce sujet ?

GNU/Linux est « gratuit », certes, mais ça ne fait pas de vous le produit (sauf avec Ubuntu, peut-être et ses services payants ?)

zebulon 1er